Rentrée professionnelle : et si vous arrêtiez de faire comme si ça allait finir par passer ?

Perte de motivation, ennui, fatigue, manque de sens au travail… La rentrée fait parfois réapparaître des questionnements que les vacances avaient mis à distance. Faut-il changer de métier pour autant ? Pas nécessairement. Faire le point peut aussi permettre de réajuster certains curseurs, évoluer autrement ou décider de rester, mais consciemment. Découvrez comment la sophrologie et le bilan de compétences peuvent accompagner cette réflexion.

Perte de motivation, ennui, fatigue, manque de sens au travail… La rentrée peut faire réapparaître des questionnements que les vacances avaient momentanément mis à distance. Mais faut-il pour autant changer de métier ?

Les vacances ont parfois cet effet-là.

On coupe. On pense à autre chose. On respire un peu.

Pendant quelques jours ou quelques semaines, ce qui nous pesait au travail semble moins présent.

Puis la rentrée approche.

On recommence à regarder son agenda. Les mails reviennent. On pense aux dossiers qui nous attendent, aux réunions, au rythme qui va reprendre.

Et avec tout cela, certaines sensations reviennent aussi.

Le manque d’envie. La fatigue. L’ennui. La perte de motivation. Parfois même cette boule au ventre que l’on avait presque oubliée.

Alors on se rassure.

On se dit que c’est normal après les vacances.

Qu’il faut simplement reprendre le rythme.

Que ça ira mieux dans quelques semaines.

Et parfois, effectivement, ça passe.

Mais lorsque les mêmes questions reviennent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, peut-être est-il temps d’arrêter de faire comme si elles allaient disparaître toutes seules.

On peut savoir exactement faire son travail… et ne plus avoir envie de le faire

Il n’est pas nécessaire de détester son métier pour commencer à se questionner.

On peut être compétent.

Avoir de l’expérience.

Être reconnu dans ce que l’on fait.

Avoir un salaire confortable, de bonnes conditions de travail ou même apprécier ses collègues.

Et pourtant sentir que quelque chose s’est éteint.

On s’ennuie davantage.

On se sent moins motivé, moins entreprenant dans ce que l’on fait.

On prend moins de plaisir.

Mais comme on ne sait pas précisément ce que l’on voudrait faire à la place, on continue.

C’est une situation que rencontrent beaucoup de personnes lorsqu’elles commencent à réfléchir à leur évolution professionnelle.

Elles savent assez bien ce qu’elles ne veulent plus.

Mais beaucoup moins ce qu’elles veulent désormais.

Et cette absence de réponse peut suffire à rester plusieurs années dans une situation qui ne convient plus vraiment.

Perte de motivation au travail : faut-il vraiment s’inquiéter ?

Ne pas avoir envie de reprendre après trois semaines de vacances ne signifie évidemment pas qu’il faut démissionner.

La motivation fluctue.

Nous traversons tous des périodes pendant lesquelles le travail nous stimule davantage ou moins.

En revanche, lorsque la perte de motivation au travail devient durable, elle mérite d’être interrogée.

Quelques questions peuvent déjà permettre de commencer à faire le point :

  • Est-ce mon métier qui ne me convient plus ou les conditions dans lesquelles je l’exerce ?
  • Est-ce que je me sens encore stimulé(e) par ce que je fais ?
  • Ai-je le sentiment d’apprendre et d’évoluer ?
  • Mes valeurs sont-elles encore compatibles avec mon environnement professionnel ?
  • Quelle place mon travail prend-il aujourd’hui dans ma vie ?
  • Est-ce que mon rythme est encore soutenable ?
  • Est-ce que je reste parce que cette situation me convient ou parce que j’ai peur de la changer ?

L’objectif n’est pas de trouver immédiatement toutes les réponses.

C’est déjà de commencer à poser les bonnes questions.

Se questionner ne veut pas forcément dire se reconvertir

C’est probablement l’une des idées reçues que je rencontre le plus autour du bilan de compétences.

Faire le point sur sa vie professionnelle ne signifie pas nécessairement vouloir changer de métier.

Et heureusement.

Parfois, le métier est toujours le bon.

Mais certains curseurs ne le sont plus.

Le rythme.

Les horaires.

Les responsabilités.

Le niveau de pression.

Le management.

Le besoin d’autonomie.

La place accordée au travail dans sa vie.

Les possibilités d’évolution.

Parfois, quelques ajustements permettent de retrouver un équilibre.

Dans d’autres situations, une mobilité interne, une formation, un changement d’entreprise ou une évolution de poste suffisent à redonner du sens.

Et parfois, effectivement, la réflexion conduit vers une reconversion professionnelle.

Il n’existe pas une bonne réponse valable pour tout le monde.

L’enjeu est de trouver la vôtre.

Et si vous décidiez de rester… mais différemment ?

On parle beaucoup de changement professionnel comme d’un mouvement vers autre chose.

Pourtant, faire un choix peut aussi consister à rester.

Mais rester consciemment.

Parce que l’on a pris le temps d’examiner les différentes possibilités.

Parce que l’on sait ce que ce travail nous apporte.

Parce que l’on a identifié ce qui doit évoluer pour qu’il reste compatible avec nos besoins.

Il y a une grande différence entre :

« Je reste parce que je ne sais pas quoi faire d’autre. »

et

« Je reste parce qu’après avoir fait le point, c’est aujourd’hui le choix qui me correspond le mieux. »

Dans le premier cas, on subit davantage la situation.

Dans le second, on reprend la main sur son parcours.

Quand la fatigue et le stress brouillent aussi les décisions

Il existe néanmoins des périodes pendant lesquelles réfléchir à son avenir professionnel devient particulièrement difficile.

Lorsque l’on est confronté à un stress chronique, à une surcharge mentale importante, à de l’anxiété ou à un épuisement professionnel, tout peut sembler urgent, confus ou insurmontable.

On peut avoir envie de tout quitter simplement parce que l’on n’en peut plus.

Ou, au contraire, être incapable d’imaginer le moindre changement parce que l’on n’a plus l’énergie nécessaire pour se projeter.

C’est notamment pour cette raison qu’il est important de distinguer deux questions :

De quoi ai-je besoin pour aller mieux aujourd’hui ?

et

Qu’est-ce que je souhaite réellement pour la suite de ma vie professionnelle ?

Les réponses peuvent être liées, mais elles ne sont pas toujours identiques.

Sophrologie et bilan de compétences : deux approches qui peuvent se compléter

C’est aussi ce qui explique la complémentarité que je retrouve dans mes accompagnements.

La sophrologie peut permettre de travailler autour du stress, de l’anxiété, de la surcharge mentale, de la récupération, du sommeil ou encore de la capacité à relâcher la pression.

Lorsque l’on retrouve davantage d’espace mental, il devient souvent plus facile de prendre du recul.

Le bilan de compétences, lui, permet d’explorer plus spécifiquement la dimension professionnelle : son parcours, ses compétences, ses motivations, ses besoins, ses valeurs, ses contraintes et les différentes possibilités pour la suite.

Il ne s’agit pas de décider à votre place.

Il s’agit de vous permettre d’avoir suffisamment d’éléments et de clarté pour faire un choix conscient.

La rentrée peut être un bon moment pour faire le point

Septembre est souvent présenté comme le mois des nouveaux départs.

Mais il n’est pas nécessaire de tout révolutionner à la rentrée.

Parfois, le premier changement consiste simplement à arrêter de repousser une question que l’on se pose depuis longtemps.

Si chaque dimanche soir vous appréhendez déjà le lundi.

Si vous attendez les prochaines vacances pour souffler.

Si vous avez perdu le plaisir que vous trouviez auparavant dans votre travail.

Si vous avez régulièrement envie de faire autre chose sans savoir quoi.

Ou si vous sentez simplement que votre vie professionnelle ne vous ressemble plus autant qu’avant…

peut-être que la question n’est pas encore « Qu’est-ce que je dois faire ? »

Peut-être que la première question est simplement :

« Qu’est-ce qui ne me convient plus aujourd’hui ? »

Et c’est souvent à partir de là que les choses commencent à devenir plus claires.

Bilan de compétences et sophrologie à Toulouse

J’accompagne les adultes qui traversent une période de questionnement, de perte de sens au travail, de stress, de surcharge mentale, d’épuisement professionnel ou de transition professionnelle.

Selon votre situation, cet accompagnement peut prendre la forme d’un bilan de compétences, de séances de sophrologie, ou d’un travail complémentaire autour de ces différents enjeux.

Je vous reçois à Saint-Orens-de-Gameville, près de Toulouse, et certains accompagnements sont également possibles à distance.

La rentrée peut être l’occasion de reprendre le rythme habituel.

Mais elle peut aussi être l’occasion de décider que, cette année, certaines choses ne continueront pas exactement comme avant.

Pour poursuivre la réflexion avec Ose

Cette question du choix est également au cœur de mon livre Ose - Vers une vie plus libre et épanouie.

Oser ne signifie pas nécessairement tout quitter, changer de métier ou bouleverser sa vie.

C’est parfois beaucoup plus discret que cela.

C’est commencer par regarder honnêtement ce qui ne nous convient plus.

Comprendre ce dont nous avons besoin.

Accepter que nos envies puissent évoluer.

Et nous autoriser progressivement à faire des choix qui nous ressemblent davantage.

Parce qu’au fond, le véritable changement ne consiste pas toujours à partir.

Il commence souvent au moment où l’on arrête de subir ce que l’on pourrait choisir.